Trekking au Népal
À contre-sens le tour des Annapurnas en atterrissant à Koto. Luxuriant piémont himalayen. Grand retour au monde. À la bière fraîche et à la douche chaude. Il faut désormais ajouter l’humidité qui transforme les maisons en papier mâché. Nouveau mot. « Désacclimatation » : expression propre au retour sans transition de la montagne grande ouverte a la promiscuité bruyante de la ville. Bus à Besisahar. Retour à Katmandou après ce Trekking au Népal. « Il y a des villes trop pressées par l’histoire pour soigner leur présentation. » écrivait Monsieur Bouvier dans son « Usage du monde. » Impression redoublée dans les rues en désordre quand la pluie dégringole sur la ville désemparée, abritée sous les minutes d’attente des abris de fortune, des pas de porte et des ponts parapluie. Les trekkeurs en partance croisent les trekkeurs de retour. Je repense à ces deux villages figés dans le temps, et à cette petite note de bas de page de Windsor Chorlton : « La seule menace grave sur le genre de vie des Bhotia qui leur vienne du Népal, c’est le tourisme »